Face à cette annonce, comparée à une action commerciale déloyale, le Syndicat National des Audioprothésistes (UNSAF) à saisi la commission d’examen des pratiques commerciales (CEPC) pour stopper une « opération promotionnelle opportuniste » qui offrirait aux clients d’Harmonie Mutuelle de bénéficier d’un reste à charge zéro dès juillet 2019 au lieu du 1er janvier 2020 comme le prévoit le texte de loi.  Cet accord signé entre les audioprothésistes, la direction de la sécurité sociale et les complémentaires santé, classe les appareils auditifs en deux catégories et en propose une intégralement remboursée par l’Assurance Maladie. Pour cela les audioprothésistes baissent le prix de cette catégorie d’audioprothèses à 950 euros d’ici 2021 contre un prix actuel de 1500euros.
Pour devancer cette progression, Harmonie Mutuelle proposait à ses adhérents de ne pas attendre 2021 pour bénéficier d’un total remboursement s’ils se rendent chez un des audioprothésistes de son réseau de soin Kalivia.
 
L'Unsaf et le Synea (Syndicat national des entreprises de l'audition) expliquent dans un communiqué comment la mutuelle souhaite faire financer ces remboursements :  Harmonie Mutuelle "impose aux audioprothésistes de proposer une offre d’entrée de gamme à 800 € pour des appareils de classe 1. Les négociations avec la Direction de la Sécurité Sociale avaient pourtant fixé le prix pour ces appareillages à 1 300 € en 2019, avec un objectif cible de 950 € en 2021."

Guillaume Flahault, président du Synea explique : "Harmonie Mutuelle demande aux audioprothésistes de son réseau de mettre en vente les audioprothèses moins chères, et ainsi, ils promettent un meilleur remboursement. Mais en réalité, c'est l’audioprothésiste qui finance en diminuant son prix de vente !"